Un tour en ville : Une ville très sale avec des sollicitations
permanentes qui nous font nous sentir des « porte-monnaie
sur pattes).
La circulation est assez anarchique et les taxis brinquebalants
se faufilent entre des camions réparés à la
Dubout, des taxis collectifs décorés à la gloire
de Dieu et des étalages de bric à brac qui débordent
au milieu des rues du quartier du marché.
J’ai déjà connu des impressions similaires de
grand souk en plein air, ce qui me fait bizarre ici c’est
que, malgré la présence islamique, rien n’est
écrit en arabe, tout est en français. L’enseignement
du français est systématique dès la première
année de l’école primaire au Sénégal
et tous parlent cette langue qui est la langue officielle. Pour
dire la vérité, ils maîtrisent tous bien plus
de langues que je ne le ferai jamais car les dialectes sont nombreux
et ils en parlent tous plusieurs en sus du Wolof.
Retour au bateau à l’aide de la navette qui transporte
du matin au soir les membres du CVD (dont nous faisons désormais
partie) entre leur bateau et le ponton.
J’appréhendais les formalités de police et
douane, mais en fait tout est réglé en moins de deux
heures avec l’aide rémunérée du chauffeur
de taxi.
Promenade dans le village des pécheurs et au travers du
marché aux poissons qui est très animé.
J’ai vu la construction et l’entretien des grandes pirogues
de mer non pontées avec lesquelles 12 hommes partent pour
des voyages de 2 ou 3 semaines au large des côtes.
Un certain nombre de bidons pour les réserves, une bâche
pour le soleil ou la pluie, deux moteurs hors bord pour la propulsion
et certainement de nombreux gris-gris peints sur la coque ou flottant
sur les minuscules mats.
La pêche représente une des principales activités
économiques du Sénégal.
Dans la baie nous croisons de multiples petites pirogues maniées
par des pécheurs solitaires avançant avec une unique
pagaie, de jour comme de nuit …
Mais la baie remplie des eaux boueuses résultant de la saison
des pluies reçoit aussi tous les égouts d’immenses
quartiers de la ville, sans parler des poissons morts qui y sont
rejetés … Nez sensibles s’abstenir, et baignade
totalement impossible.