TOUR DU MONDE DE LA "ROZAVEL" - E-MAIL: christian.mallemont@wanadoo.fr

 

Octobre 09 de Dakar à la Casamance

De Dakar à Ziguinchor les 27 et 28 octobre 09

Départ dès le lever du jour pour traverser la baie sans couper de pirogue en 2.
Le soleil se lève sur l’île de Gorée et nous regrettons de ne pas être allés y mouiller car cette île dédiée désormais au tourisme semble magnifique et très propre.

Je suis allé passer quelques heures sur l’île de Gorée lors de mon trajet de retour vers la France.
Cette petite île qui garde beaucoup de souvenirs de sa période historique (très noire quand on sait que 28 millions d’esclaves y ont séjourné avant leur départ vers les Amériques dans des cales de bateau insalubres) a un charme très sensible.
Les vieilles rues sont bordées de maisons pleines de charme et sont désormais envahies par des ateliers d’artistes (peintures et diverses formes de tableaux). La vue sur l’océan offre des paysages magnifiques à partir des différents ouvrages militaires s’étalant sur plusieurs siècles et témoignant de la grande importance stratégique de cet îlot qui verrouille la rade de Dakar

La journée se passe à éviter les casiers, les filets et les pirogues tout en nous éloignant de la côte sous spi puis toujours sous spi, mais aidé du moteur à la nuit tombée.

Les dauphins sont toujours du voyage, mais nous n’avons pas de beau ciel cette nuit : le temps est laiteux.
C’est une nuit avec de vrais quarts de veille car les dangers semblent nombreux et non visibles au radar. Pendant la nuit nous avons doublé une douzaine de feux scintillants qui devaient correspondre à des pirogues arrêtées. Nous sommes passés au large de la Gambie, et toute la matinée nous avons avancé au moteur dans le coton sur un fond uniformément plat (douze mètres de profondeur pendant des dizaines de milles).


Nous voici en face des brisants qui signalent l’entrée de la Casamance. Les bouées et la passe indiquées sur mes cartes ne sont pas au rendez vous, en fait les cartes bien que neuves ne sont pas à jour et c’est désormais la passe sud qui est balisée. Nous finissons par la repérer et nous nous engageons hardiment guidés par quelques bouées pour zigzaguer au milieu des brisants … Impressionnant, mais ça passe et nous retrouvons le calme à l’entrée de l’estuaire.

Calme sur l’eau, mais vent portant, et c’est donc sous spi que nous remontons la Casamance escortés par les dauphins spécifiques à ce fleuve.


Nous suivons les virages, croisons quelques pirogues, subissons le contrôle de commando militaire en zodiac avec kalachnikov en bandoulière qui viennent fouiller sommairement le bateau sans nous arrêter.

Les oiseaux sont de plus en plus nombreux, les cigognes nous font des démonstrations de pêche, et à la tombée de la nuit, après avoir doublé les îles aux oiseaux nous arrivons à Ziguinchor et allons mouiller devant l’hôtel Kadiandoumagne qui offre son ponton pour accueillir les plaisanciers.
A peine mouillés, nous sommes accostés par l’annexe de Philippe qui m’a donné tous les renseignements concernant le stockage du bateau et qui nous a vu arriver.
Puis nous sortons l’annexe et traversons cet hôtel luxueux, un peu gênés par notre absence de cravate, avant d’avancer dans la nuit des faubourgs de la ville et de découvrir un menu local (huîtres de palétuviers, crevettes et capitaine …)

Jeudi 29 octobre

Nous commençons la matinée par démonter les voiles, ce qui m’oblige à un petit tour en tête de mat, puis pendant que j’explore les quartiers artisanaux, les fournisseurs de matériel, Pascal et Brigitte préparent leur départ et en début d’après midi je les accompagne à leur taxi.

De retour sur ma Rozavel, je prépare ma montée vers Djilapao et peaufine mes renseignements auprès de Philippe.

Il est 18 heures quand je remonte le mouillage et prends la route des bolons. J’ai toutes les explications de Philippe, mais je suis bien content de voir que Salomon m’attend avec sa pirogue à l’entrée et me conduit au travers de ce labyrinthe aquatique. Il fait nuit noire quand il m’abandonne au mouillage devant l’emplacement choisi pour stocker la Rozavel.