Jeudi 15 au samedi 17 octobre : La Gomera San Sebatian de la Gomera est la capitale de cette
île. C’est une petite ville charmante au bas
d’une vallée descendant de la montagne. Ce
fut la dernière escale de Christophe Colomb avant
de partir vers les Indes …
Le port est très bien protégé par une
immense jetée, elle même précédée
de brise-lames qui semblent indiquer que la mer n’est
pas toujours aussi gentille qu’en ce moment.
En arrivant du large j’avais été frappé
de voir deux phares annoncer le port sur la même pointe.
Toujours aussi curieux et passionné de phares, j’y
suis monté et j’ai vu qu’en 1972 un nouveau
phare était venu succéder au magnifique bâtiment
plus ancien.
La marina est spacieuse et bien équipée.
Ses tarifs semblent raisonnables (20€ par jour pour
13 m.).
On trouve tout ce qu’on veut en ville, y compris un
shipchandler.
Les bars à Tapas sont innombrables et le poisson
est frais.
Le marché est coloré de fruits magnifiques
de production locale.
On trouve tout ce que l’on veut au supermarché,
à l’exception du bon café italien …
Mais là je suis un peu trop exigeant.
Ma seule déception a été le refus,
avec le sourire mais très ferme, de l’usine
pour recharger mes bouteilles de gaz françaises.
Cela ne posait aucun problème il y a quelques années,
mais les règlements tatillons (ou la recherche d’un
monopole) semblent passés par là …
Une des premières choses après mon arrivée
a été de ressortir ma petite moto du poste avant,
et elle a démarré du premier coup. Son frein avant
ne fonctionnait plus, je suis allé voir le mécanicien
local qui était débordé mais m’a expliqué
comment remettre en état et m’a fait cadeau du petit
matériel nécessaire pour purger le loocked …
Tous les habitants de cette île sont très serviables
et vraiment charmants.
Une des choses qui m’ont le plus surpris en arrivant c’est
de voir la circulation s’arrêter dès que j’approchais
à moins d’un mètre d’un passage piéton
… Je n’ai jamais vu ça en France (ou en Italie).
D’ailleurs ces arrêts fréquents finissent par
me gêner quand je suis en moto car il faut mettre pied à
terre et redémarrer sans caler … Encore que pour ce
qui est de la conduite de la moto, je commence à bien maîtriser
mon engin.
Jeudi après midi je suis parti sur la grand route vers l’autre
côté de l’île et je me suis débrouillé
pour faire un grand tour en passant ensuite par des petites routes
qui traversaient le parc national qui occupe le centre de l’île
avec des passages à près de 1500 m. d’altitude
Au loin on aperçoit souvent le magnifique Pico de
Teide.
On observe une variété de paysages et de
végétations absolument magnifique.
L’île, presque parfaitement ronde, est un massif
volcanique central avec des vallées descendant vers
la mer comme les rayons d’une roue. Les versants des
vallées sont des murs à peu près verticaux
résultants de l’activité volcanique.
Pour passer d’une vallée à l’autre
il faut monter quasiment jusqu’au moyeu central.
Avant l’apparition du goudron et des véhicules
motorisés, les indigènes utilisaient des langages
sifflés pour communiquer d’une vallée
à l’autre et avaient construit d’étroits
sentiers de communication dont j’ai vu des restes
magnifiques.
En remontant la vallée de San Sebastian,
on se croirait dans une oasis marocaine : L’eau circule
légèrement au milieu et construit une large
bande de verdure luxuriante avec des cultures irriguées
en terrasses … bananes, mangues et autres fruits exotiques.
De magnifiques arbustes fleuris s’accrochent aux parois
rocheuses où se retrouvent disséminés
des palmiers sauvages.
Plus haut la forêt couvre les pentes
et les sommets d’où émergent des «
pains de sucre » rocheux (basalte ?).
En ce samedi matin, en attendant l’arrivée
de Pascal et Brigitte, je suis allé explorer la cote Est
au nord du phare dont je voulais prendre les photos au lever du
soleil.
Et puis je tenais à faire une photo clin
d’œil symbolique …