TOUR DU MONDE DE LA "ROZAVEL" - E-MAIL: christian.mallemont@wanadoo.fr

 

Octobre 09 visite de la Gomera

Jeudi 15 au samedi 17 octobre : La Gomera

San Sebatian de la Gomera est la capitale de cette île. C’est une petite ville charmante au bas d’une vallée descendant de la montagne. Ce fut la dernière escale de Christophe Colomb avant de partir vers les Indes …
Le port est très bien protégé par une immense jetée, elle même précédée de brise-lames qui semblent indiquer que la mer n’est pas toujours aussi gentille qu’en ce moment.
En arrivant du large j’avais été frappé de voir deux phares annoncer le port sur la même pointe.
Toujours aussi curieux et passionné de phares, j’y suis monté et j’ai vu qu’en 1972 un nouveau phare était venu succéder au magnifique bâtiment plus ancien.


La marina est spacieuse et bien équipée. Ses tarifs semblent raisonnables (20€ par jour pour 13 m.).
On trouve tout ce qu’on veut en ville, y compris un shipchandler.
Les bars à Tapas sont innombrables et le poisson est frais.
Le marché est coloré de fruits magnifiques de production locale.
On trouve tout ce que l’on veut au supermarché, à l’exception du bon café italien … Mais là je suis un peu trop exigeant.
Ma seule déception a été le refus, avec le sourire mais très ferme, de l’usine pour recharger mes bouteilles de gaz françaises. Cela ne posait aucun problème il y a quelques années, mais les règlements tatillons (ou la recherche d’un monopole) semblent passés par là …

Une des premières choses après mon arrivée a été de ressortir ma petite moto du poste avant, et elle a démarré du premier coup. Son frein avant ne fonctionnait plus, je suis allé voir le mécanicien local qui était débordé mais m’a expliqué comment remettre en état et m’a fait cadeau du petit matériel nécessaire pour purger le loocked … Tous les habitants de cette île sont très serviables et vraiment charmants.
Une des choses qui m’ont le plus surpris en arrivant c’est de voir la circulation s’arrêter dès que j’approchais à moins d’un mètre d’un passage piéton … Je n’ai jamais vu ça en France (ou en Italie). D’ailleurs ces arrêts fréquents finissent par me gêner quand je suis en moto car il faut mettre pied à terre et redémarrer sans caler … Encore que pour ce qui est de la conduite de la moto, je commence à bien maîtriser mon engin.
Jeudi après midi je suis parti sur la grand route vers l’autre côté de l’île et je me suis débrouillé pour faire un grand tour en passant ensuite par des petites routes qui traversaient le parc national qui occupe le centre de l’île avec des passages à près de 1500 m. d’altitude

Au loin on aperçoit souvent le magnifique Pico de Teide.

On observe une variété de paysages et de végétations absolument magnifique.
L’île, presque parfaitement ronde, est un massif volcanique central avec des vallées descendant vers la mer comme les rayons d’une roue. Les versants des vallées sont des murs à peu près verticaux résultants de l’activité volcanique. Pour passer d’une vallée à l’autre il faut monter quasiment jusqu’au moyeu central.
Avant l’apparition du goudron et des véhicules motorisés, les indigènes utilisaient des langages sifflés pour communiquer d’une vallée à l’autre et avaient construit d’étroits sentiers de communication dont j’ai vu des restes magnifiques.

En remontant la vallée de San Sebastian, on se croirait dans une oasis marocaine : L’eau circule légèrement au milieu et construit une large bande de verdure luxuriante avec des cultures irriguées en terrasses … bananes, mangues et autres fruits exotiques. De magnifiques arbustes fleuris s’accrochent aux parois rocheuses où se retrouvent disséminés des palmiers sauvages.

Plus haut la forêt couvre les pentes et les sommets d’où émergent des « pains de sucre » rocheux (basalte ?).

 

En ce samedi matin, en attendant l’arrivée de Pascal et Brigitte, je suis allé explorer la cote Est au nord du phare dont je voulais prendre les photos au lever du soleil.

Et puis je tenais à faire une photo clin d’œil symbolique …