TOUR DU MONDE DE LA "ROZAVEL" - E-MAIL: christian.mallemont@wanadoo.fr

 

 

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Porto Santo
Marina très bien équipée (Pontons flottants, eau, électricité).
Personnel très compétent et sympathique avec de parfaits interlocuteurs en anglais et en français.
Chantier attaché à la marina avec ateliers et outillage.
Aire de stockage des bateaux parfaitement sécurisée.
Tout serait parfait, si les prix n’étaient pas un peu trop élevés (le séjour à terre de la RozAvel est plus coûteux que sa place au port de Hyères).

L’île n’est pas très grande et se résume à 3 petits cônes volcaniques entourant la longue piste d’aviation.
Il n’y a qu’une agglomération et d’immenses plages de sable fin.
Porto Santo est la station balnéaire des habitants de Madère (et certainement d’ailleurs). Les pluies y sont rares, le soleil très fréquent et la possibilité de se baigner tous les jours de l’année.

Nous avons passé deux jours dans l’eau à la marina, à nous reposer et nous habituer à la terre ferme (sevrage progressif au roulis).
De la marche à pied jusqu’au village qui offre, comme tous les villages de Madère, une zone de Wi-Fi gratuite ouverte à tous. Déjeuner dans des restaurants locaux, cafés au bar attenant à la marina et démontage des voiles pour l’hivernage.
Un petit souci pour descendre le génois : Le chariot restait coincé à mi hauteur sur l’étai. Après de multiples essais infructueux, je me suis fait descendre en rappel le long de l’étai et j’ai découvert que certaines vis allen qui solidarisent les tubes s’étaient desserrées et bloquaient le chariot. Je les ai revissées, mais je vais la prochaine fois faire une révision générale avec un tube de Loctite …

Mardi 7 octobre 2008
Le travelift a sorti la RozAvel de l’eau et l’a posée sur ses deux quilles devant le bureau de la marina.
L’inspection de la coque qui est restée propre a montré le point d’impact sur le bas de la quille tribord. Le choc avait eu lieu à plus de 5 nœuds, la tôle d’aluminium présente un impact net mais sans conséquence. J’ai fini tous les rangements pour pouvoir laisser le bateau seul pendant plusieurs mois.
Il restait encore plusieurs kilos de thon congelé qui ont pris la route du congélateur du chef de chantier, Elmano Silva, un parfait francophone, un technicien très compétent et amoureux des bateaux que j’ai eu plaisir à connaître et en qui j’ai toute confiance.

Nous avons préparé nos bagages qui pour moi se sont résumés à quelques pièces détachées de retour en France pour révision (commandes moteur, commande guindeau et capteur d’angle de barre). Non pas que l’électronique soit spécialement fragile, mais elle échappe à mes possibilités de réparation en mer.

Mercredi 8 octobre 2008
Après une nuit à bord, mais à terre, nous avons encore profité de la plage : Douze kilomètres de sable fin pour nous tout seuls ! Mais en fait, la plage nous lasse très vite et nous avions hâte d’arriver à l’heure où, avec un petit serrement de cœur, nous avons quitté le bateau pour embarquer sur le ferry qui nous a emmené pour une traversée sans aucune responsabilité, sans rien à faire jusqu’à Funchal après avoir rejoint l’île de Madère et longé sa côte sud-ouest.

Madère
Cette île nous a fait penser à la Réunion en plus petit.
Relief volcanique avec des pentes très fortes et un intérieur d’ambiance montagnarde. Il n’y a pas une seule plage à Madère, et les gens se baignent dans des piscines, souvent adossées à de minuscules ports de pêcheurs. Les cultures en terrasse tapissent les flancs des montagnes et la végétation est luxuriante. Il y a la vigne bien sûr, mais aussi de grandes bananeraies et une grande variété de fruits et légumes se retrouvent sur les marchés. J’ai reconnu les maracujas (fruits de la passion), les mangues, mais je ne connais pas les noms de nombreux autres.


Funchal est une ville construite au dessus du port avec des ruelles prenant rapidement des pentes dignes de pistes de luge … d’ailleurs il existe encore une sorte de luge (désormais réservée aux touristes) permettant de redescendre de la ville haute où l’on accède par un télécabine !

De ma ballade à Funchal, je retiendrai spécialement la beauté des jardins municipaux et la visite des caves « Brandy » où est fabriqué le fameux vin qui porte le nom de l’île. Visite sympathique, et pour 5 euro elle se termine par une dégustation gratuite et illimitée … sachant que je devais conduire, j’ai limité la dégustation et préféré le « medium sweet » parmi les 4 possibilités. Le vin de Madère varie de 19 à 24° en raison de l’ajout d’alcool et se conserve quasi indéfiniment. Certaines bouteilles du milieu du 19° siècle sont toujours délicieuses … mais a prix prohibitif !

Impossible de parler de Madère en passant sous silence la triste rencontre, que je prévoyais et qui s’est réalisée.
Je savais que mon ancienne goélette Roz Avel, la magnifique, était abandonnée sur un chantier. Je n’ai pas pu m’empêcher de la chercher, et mon cœur a fait un tour quand j’ai aperçu de très loin ses deux mats qui dominaient.
Je n’ai pas envie de parler plus de ce bateau si beau, si solide mais abandonné.

Après avoir fait le tour de l’île en voiture (largement faisable dans la journée), nous avons décollé sur cette piste qui enjambe la mer sur des pilotis …

Au revoir, et à bientôt pour la suite du tour du monde (en février 2009 probablement).

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